Posted by: anotherworldip | 12/03/2011

berlusconi

La fin de l’ère Berlusconi

mercredi 16 novembre 2011

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Berlusconi parti, il s’agit de construire l’opposition au nouveau gouvernement.

Berlusconi est enfin parti ! Après dix-sept ans, c’est tout un cycle politique qui se termine, et les fêtes dans les rues, samedi, le soir de sa démission, exprimaient une attente trop longue qui dépassait les dynamiques de la politique des partis institutionnels, d’ailleurs surpris (et certains bien énervés) par le caractère spontané de la fête.

L’ère bersluconienne était potentiellement achevée depuis la rupture avec le président de l’Assemblée nationale, Fini, en décembre 2010, les scandales qui ont marqué tout son dernier gouvernement, et surtout les défaites électorales aux élections municipales et régionales du printemps passé et lors du référendum contre le nucléaire, pour l’eau publique et contre l’immunité pénale du président du Conseil, en juin. Et encore, le gouvernement tombe à cause d’une crise économique dont il n’a pas compris la portée et à laquelle il n’a pas su répondre, y compris du point de vue du patronat, sinon avec des attaques sévères contre les droits des travailleurs.

Il faudra du temps et de la distance pour tirer un vrai bilan de ces dix-sept années, mais il est évident qu’aujourd’hui c’est un voile qui se déchire et la politique italienne pourra en revenir aux débats sur les programmes, les contenus et les recettes stratégiques plutôt que de se contenter de se déterminer entre pro et anti-Berlusconi. Ce piège a d’ailleurs pas mal contribué, avec beaucoup d’erreurs et d’ambiguïtés stratégiques, à la défaite de la gauche radicale italienne qui a été dominée par « l’exigence » de construire le « front démocratique » contre Berlusconi.

Cela pourra peut-être aider à clarifier aussi la nature du nouveau gouvernement d’unité nationale, s’il arrive à voir le jour, qui devrait être appuyé par toutes les forces parlementaires à l’exception de la Ligue du Nord.
Le gouvernement Monti (éminent technocrate, ancien commissaire de l’UE) a un programme très clair, identique à celui de la Confindustria (Medef local) et de la BCE, peut-être un peu édulcoré par une « équité » qui signifiera faire payer aux travailleurs davantage que ce qui sera payé par les entreprises et les banques. L’impôt sur la fortune, dont on parle, ne représentera d’ailleurs qu’une redistribution de ressources vers le capital, en prenant aux rentes et aux revenus pour financer les banques et la finance.

Il est donc impératif d’organiser l’opposition la plus forte et la plus large possible contre le nouveau gouvernement et les recettes antisociales à la grecque qu’il veut adopter (augmentation de l’âge de la retraite, réduction des salaires du secteur public, possibilité de licenciement dans le public, privatisations ultérieures…).

Quelle opposition ? Avec qui ? Comment ? La société italienne, comme elle l’a démontré le 15 octobre et au moment de la fête pour la démission de Berlusconi, n’est pas dans ce schéma et il faudra œuvrer dans tous les mouvements sociaux, parmi les forces syndicales et politiques radicales, pour construire un front unitaire qui se batte contre le nouveau gouvernement, qui ne tardera pas à montrer son vrai visage à de larges parties de la population.

Une époque vient de se terminer et celle qui s’ouvre reste à découvrir, mais une chose est déjà claire : il faudra construire un point de vue de classe, anticapitaliste, écologiste, féministe à la hauteur de la période.

Flavia D’Angeli, porte-parole de Sinistra Critica

TRADUCCIÓN:

. Italia.
El fin de la era Berlusconi
VS 0 | | sección: web | 17/11/2011
Flavia D’Angeli

Berlusconi se ha ido por fin. Tras diez y siete años, es todo un ciclo político el que termina, y las fiestas en las calles, el sábado, la tarde de su dimisión, expresaban una espera demasiado larga que superaba las dinámicas de las políticas de los partidos institucionales por otra parte sorprendidos (y algunos bastante irritados) por el carácter espontáneo de la fiesta.La era berlusconiana estaba potencialmente acabada desde de la ruptura con el presidente de la Asamblea Nacional, Fini, en diciembre de 2010, los escándalos que han marcado todo su último gobierno, y sobre todo las derrotas electorales en las elecciones municipales y regionales de la primavera pasada y en el referéndum contra lo nuclear, por el agua pública y contra la inmunidad penal del presidente del Consejo, en junio. Y, también, el gobierno cae a causa de una crisis económica cuyo alcance no ha comprendido y a la que no ha sabido responder, incluso desde el punto de vista de la patronal, más que con ataques severos contra los derechos de los trabajadores.

Serán precisos tiempo y distancia para sacar un verdadero balance de estos diez y siete años, pero es evidente que hoy es un velo el que se desgarra y la política italiana podrá volver a los debates sobre los programas, los contenidos y los planteamientos estratégicos más que contentarse con determinarse entre pro y anti Berlusconi. Esta trampa, por otra parte, ha contribuido bastante, con muchos errores y ambigüedades estratégicas, a la derrota de la izquierda radical italiana que ha sido dominada por la “exigencia” de construir el “frente democrático” contra Berlusconi.

Esto podrá quizá ayudar a clarificar también la naturaleza del nuevo gobierno de unidad nacional, si llega a ver la luz, que debería estar apoyado por todas las fuerzas parlamentarias a excepción de la Liga Norte.

El gobierno Monti (eminente tecnócrata, antiguo comisario de la UE) tiene un programa muy claro, idéntico al de la Confindustria (la CEOE italiana ndt) y del BCE, quizá un poco edulcorado por una “equidad” que significará hacer pagar a los trabajadores más que lo que pagarán las empresas y los bancos. El impuesto sobre la fortuna, del que se habla, no representará por otra parte más que una redistribución de recursos hacia el capital, tomando a las rentas e ingresos para financiar los bancos y las finanzas.

Es por tanto imperativo organizar la oposición más fuerte y más amplia posible contra el nuevo gobierno y las recetas antisociales a la griega que quiere adoptar (aumento de la edad de jubilación, reducción de los salarios del sector público, posibilidad de despidos en el sector público, privatizaciones…).

¿Qué oposición? ¿Con quién? ¿Cómo? La sociedad italiana, como ha demostrado el 15 de octubre y en el momento de la fiesta por la dimisión de Berlusconi, no está en este esquema y habrá que trabajar en todos los movimientos sociales, entre las fuerzas sindicales y políticas radicales, para construir un frente unitario que luche contra el nuevo gobierno, que no tardará en mostrar su verdadero rostro a amplias partes de la población.

16/11/2011

Flavia D’Angeli es portavoz de Sinistra Critica

fuente:


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